Il faut bâtir avec les roches que l’on a : SHEETROCK ULTRALIGHT / SHEETROCK ULTRALÉGER CGC 024 CAN 20 06 19 entre 20:08 et 20:16

Résidence/exposition présentée dans le cadre du 37ème Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul du 27 juillet au 26 août 2019. 

Le 37e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul portant sur la thématique : Art, architecture, environnement et paysage. L’œuvre intitulée, Il faut bâtir avec les roches que l’on a : SHEETROCK ULTRALIGHT / SHEETROCK ULTRALÉGER CGC  024  CAN 20  06  19  entre 20:08 et 20:16 est inspirée par le patrimoine bâti de la ville de Baie-Saint-Paul. Cette œuvre sculpturale basée sur l’architecture vernaculaire met en valeur l’importance du savoir-faire ancestral et la nécessité de conserver nos éléments patrimoniaux. Lors d’une recherche documentaire effectuée en amont, j’ai consulté des fiches techniques du Guide des principales caractéristiques et variantes des styles architecturaux dominants de Baie-Saint-Paul conçues par la ville et le SARP (Service d’aide-conseil en rénovation patrimoniale) pour découvrir et répertorier certains éléments architecturaux récurrents (chambranles, aisseliers, barrotins et colonnes).

 

À partir de mes recherches documentaires, j’ai reproduit les éléments architecturaux de Baie-Saint-Paul dans un matériau actuel et industrialisé. L’entièreté de l’œuvre a été conçu avec des feuilles de gypse (matériau utilisé lors de la construction et rénovation de cloisons intérieures) et de peinture au latex. On retrouve alors, une dichotomie entre le matériau neuf, et les éléments architecturaux construits qui sont inspirés du patrimoine. De caractère scénographique, l’œuvre est configurée selon la disposition des éléments tels que présentés, toutefois elle peut se déployer sous plusieurs formes en connivence avec le lieu dans lequel elle serait installée. Les chambranles ont été placés judicieusement dans l’espace d’exposition pour créer des compositions picturales distinctes, puisque le cadre de celles-ci isolait les éléments in situ (tableau vert, moulure…), en référence aux aplats de couleurs de la peinture abstraite du mouvement artistique Hard Edge. L’utilisation d’un matériau de construction, non conventionnel aux arts visuels, permet le chevauchement entre art et architecture et je m’interroge depuis, sur la manière dont certaines notions d’architecture s’introduisent dans le champ de la sculpture, notamment en abordant des questionnements face aux constructions postmodernes.

© Ann Karine Bourdeau Leduc 2019